kouméa accueille le premier pèlerinage diocésain des familles


Près de cinq cents membres des mouvements à caractère familial du diocèse de Kara ont participé, le samedi 6 juin 2026, au premier pèlerinage diocésain des familles organisé au Sanctuaire pour la Vie et la Famille de Kouméa.
Les participants, issus notamment des Foyers Chrétiens, des Équipes Notre-Dame et de la Famille Kolping, se sont retrouvés pour une journée de prière, de méditation et de réflexion sur l’héritage spirituel de leurs pasteurs à travers le thème : « Les œuvres de nos deux premiers évêques pour la sanctification des familles » ; réflexion et méditation condites par le Père Innocent Padanassirou, recteur du sanctuaire.
Point culminant de cette journée spirituelle, la messe a été présidée par Monseigneur Jacques Danka Longa, évêque de Kara, et concélébrée par plusieurs prêtres : aumôniers et conseillers spirituels des Équipes Notre-Dame.
(Écoutons un extrait de l’homélie de Monseigneur)
Cette célébration eucharistique, précédée de la récitation du chapelet et du sacrement de réconciliation, s’est poursuivie par une adoration du Très Saint-Sacrement au cours de laquelle les familles ont été consacrées au Sacré-Cœur de Jésus.
Après un repas partagé dans un climat de fraternité, les pèlerins ont repris le chemin du retour aux environs de treize heures, satisfaits de cette première expérience diocésaine


Intégralité de l’homélie
Homélie
Père recteur du sanctuaire pour la vie et la famille et Père chargé de la pastorale de la famille dans le diocèse, Merci pour l’organisation de ce jour.
Père curé de la paroisse Notre Dame de la Paix Pères spirituels et accompagnateurs des équipes notre dame, du mouvement des foyers chrétiens et des familles kolping, Chers pères concélébrants, Père Recteur du sanctuaire Misericordiae Vultus et vous membres de l’équipe Misericordiae vultus merci pour le service rendu dans ce sanctuaire.
Chères personnes consacrées, chers membres des Équipes Notre Dame, vous membres du Mouvement des Foyers Chrétiens et de celui des familles kolping, chers tous, bien-aimés dans le Seigneur
Merci à tous et à chacun pour votre présence et votre participation à ce pèlerinage. A tous je souhaite la bienvenue dans ce sanctuaire qui se veut lieu de ressourcement spirituel ; lieu de découverte plus approfondie et nourrie de notre propre vocation. Nous sommes des fidèles du Christ, personnes voulues et aimées par Dieu. Comme telle notre vocation est celle d’êtres humains, créés pour la vie, être humain appelés à grandir, croître dans la vie reçue comme don précieux de Dieu, le premier de tous les dons. « le premier droit humain écrit le pape Léon XIV dans son encyclique Magnifique humanité, est le droit à la vie, de sa conception à son terme naturel, sans lequel il est impossible d’exercer aucun autre droit. Lorsque ce droit fondamental est nié, comme c’est le cas pour l’avortement provoqué, pour le meurtre d’innocents et pour l’euthanasie, on se trouve face à des choix que l’Église juge gravement illicites[1]»
À la famille, à l’homme et à la femme et particulièrement à la femme, Dieu a confié la vie. Il pour cela il a fait don à la femme des vertus de tendresse, de douceur, de patience afin qu’elle soit capable d’entretenir la vie, d’en prendre soin. Car même précieuse, la vie est fragile, faible marquée par la petitesse à l’image d’un œuf. A la femme et à l’homme, Dieu donne la responsabilité d’être, avec Lui, collaborateur et collaboratrice dans la venue au monde de nouvelles vies. C’est pourquoi, dans la continuité de la pastorale du mariage et de la famille vécue dans l’Église au diocèse de Kara, le sanctuaire pour la vie et la famille a été voulu comme laboratoire de l’évangile de la vie : vie donnée et vie accueillie, vie comme don et mission, vie comme relation à la fois humaine et spirituelle, vie entre l’homme et la femme qui s’aiment, fondent un foyer et donnent de nouvelles vies.
Quelle est donc la vocation du sanctuaire pour la vie et la famille ?
« Dieu les bénit et leur dit : ‘’soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la’’. C’est ainsi que le but fondamental de la famille est le service de la vie, la réalisation, tout au long de l’histoire de la bénédiction de Dieu à l’origine »[2]
Le sanctuaire pour la vie et la famille a pour vocation et mission est de rappeler à la famille que son but fondamental est le service de la vie ; sa vocation est de travailler à promouvoir la pastorale de la famille et aider à ce que le service de la vie soit effectivement le but fondamental de la famille.
Pères du sanctuaire, curés, pères et prêtres accompagnateurs des familles, vous membres des bureaux des mouvements à spiritualité familial, chères familles, vous faites donc bien en mettant en œuvre cette initiative du pèlerinage des familles dans ce sanctuaire. Que le Seigneur bénisse cette initiative et en fasse un moment spirituel fort et fécond de la pastorale du mariage et de la famille dans notre diocèse. Que ce pèlerinage devienne, au fil des années un véritable rassemblement dans la foi, de personnes de plus en plus nombreuses, personnes assoiffées de vie et de vérité, de sainteté pour que l’évangile de la vie, de proche en proche, irrigue les cœurs et le monde. Oui nous devons être des assoiffés de vérité. Il y en a comme dit S. Paul à Timothée, son disciple bien-aimé, qui refuse d’entendre la vérité et se tournent vers des récits mythologiques, ils cherchent ils cherchent ailleurs sous prétexte que là où ils vont c’est chaud, c’est vivant. Il y en a parmi nous catholiques qui se fatiguent de la VERITE qu’est le Christ dans l’Église et vont chercher disent-ils la vérité ailleurs. En réalité les œuvres bonnes sont éprouvées à l’aune du temps. Voilà pourquoi Jésus a dit : Celui qui persévérera jusqu’au bout celui-là sera sauvé. Il faut donc persévérer, tenir bon sur le chemin que nous avons choisi. Car, la vie est un choix.
Et vous prêtres de l’équipe chargé de l’animation spirituel de ce sanctuaire, devenez davantage des prêtres de l’Église communion c’est-à-dire : OUVERTURE TOTALE et accueillant à toute personne ; hommes de prière, s’efforçant d’être là où vous avez été envoyés ; s’’efforçant de vivre au milieu des fidèles, à leur service, vibrant au rythme de leurs besoins spirituels, à l’image de Jésus qui nous dit « Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.» (Lc 22, 27) ; mettant tout en œuvre pour que le Magistère de l’Église inspire, oriente et nourrisse toute initiative dans ce sanctuaire[3]. Dans ce sens, félicitation pour le thème de ce rendez-vous : « Les œuvres de nos deux premiers évêques pour la sanctification des familles ». Et merci pour le développement qui en a été fait.
J’encourage tous, à venir en ce lieu pour profiter des innombrables services des prêtres députés au service de ce sanctuaire. En plus des deux prêtres Innocent PADANAISSIROU et de Bienvenu DJESSAGA il y a les prêtres de l’équipe sacerdotale Misericordiae vultus. Ici vous avez la possibilité de vous faire écouter, de vous confesser. Ici vous avez l’occasion de suivre un cheminement spirituel dans les situations de phénomènes paranormaux. S. Pierre nous dit : « Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi.» (1P 5, 8–9). Oui le démon est à la recherche de ses proies. Il fut lui résister par la foi, une foi robuste qui se nourrit de prière et de pratique sacramentelle. Si vous ne priez pas et si votre pratique sacramentelle est en dents de scie vous devez faible, une proie livrée à l’appétit du démon.
Bien-aimé, devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire.
C’est S. Paul qui parle. Il encourage son disciple Timothée à prêcher la Parole de Dieu, à dénoncer le mal, faire des reproches. Car il s’agit d’éduquer, de conduire. Et dans cette mission il faut éviter d’aduler les gens. Il ne s’agit de dire à l’enfant c’est bon quand ce qu’il fait n’est pas bon. Il faut lui dire plutôt ce que tu as fait n’est pas bon. Ainsi en grandissant il saura distinguer le bien du mal, faire le bien et éviter le mal. Il faut aussi faire des reproches mais tout cela avec patience et souci d’instruire, de construire. Les reproches ne sont et ne doivent pas être faites pour humilier ou détruire mais pour construire.
Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques.
Vraiment Paul à tout dit. Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’Évangile. Ils cherchent du nouveau, du sensationnel.
Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère. Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. J’ai gardé la foi. Ce n’est pas de l’orgueil que de reconnaître ce que Dieu a accompli en lui, pendant toutes ces années de ministère. Au contraire c’est une louange à Dieu.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. Ici encore on pourra penser et dire que c’est de l’orgueil mais non c’est plutôt l’espérance, la confiance en ce que Dieu lui-même a promis : LE CIEL. La sainteté, le salut c’est la fin normale de tout chrétien.
Pour finir écoutons encore une fois le pape Léon XIV : « La famille est un bien social primordial. Fondée sur l’union stable entre un homme et une femme, elle est le premier milieu dans lequel chacun développe ses potentialités, prend conscience de sa dignité et apprend les premières formes de vérité et de bonté, en intériorisant des habitudes qui préparent à la vie sociale. Première société naturelle, dotée de droits originels, la famille est la cellule fondamentale et irremplaçable de toute organisation communautaire. »[4]
Chères familles merci d’être ce que vous êtes. Et que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père et le Fils et le Saint Esprit. Amen.
Seigneur donne-leur le repos éternel et que brille à leurs yeux la lumière sans déclin. Qu’ils reposent en paix. Amen.
+Jacques Danka LONGA
Évêque de Kara.
[1] MH 55
[2] FC 28
[3] Cf Eglise au diocèse de Kara, deviens ce que tu es par vocation : Eglise communion, profil du prêtre pour une Eglise communion.
[4] MH 165















