« La pri­son où demeu­rait saint Paul était pour lui comme le ciel même, et il accueillait les bles­sures des fouets avec plus de plai­sir qu’on ne sai­sit le prix rem­por­té à la course ; il n’ai­mait pas moins ses épreuves que des récom­penses, car il les consi­dé­rait comme des récom­penses, et c’est pour cela qu’il les appe­lait une grâce. Remar­quons-le, c’é­tait une récom­pense que s’en aller pour être avec le Christ ; tan­dis que demeu­rer dans ce monde, c’é­tait le com­bat ; et pour­tant, il dit qu’il pré­fère à la récom­pense le com­bat, qui est plus néces­saire. Être mau­dit, sépa­ré du Christ, c’é­tait cela le com­bat et l’é­preuve, c’é­tait même bien davan­tage ; être avec lui, c’é­tait la récom­pense. Mais, à cause du Christ, Paul a choi­si le com­bat plu­tôt que la récom­pense. » (Homé­lie de S. Jean Chry­so­stome à la louange de Paul)
Que la double inter­ces­sion de S. Paul et de S. Jean Chry­so­stome nous obtienne la grâce d’ac­cueillir les bles­sures des fouets avec plus de plai­sir qu’on se sai­sit le prix rem­por­té à la course

Mgr Jacques Dan­ka LONGA

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