Homélie prononcée aux 13èmes journées diocésaines du catéchiste 2026

Bien-aimés dans le Seigneur,
Nous sommes venus de tous les coins du diocèse, en réponse à l’invitation du Seigneur ; invitation à nous réunir en tant que ministres de la Parole de Dieu : évêque, prêtres, consacrés, catéchistes institués ou non. Merci à la paroisse Notre Dame de Lourdes qui nous accueille. Prêtres, conseils paroissiaux, pastoral et économique, catéchistes, fidèles et personnes de bonne volonté, tous, frères et sœurs de cette paroisse vous vous êtes mobilisés pour faire de cette journée une manifestation et une célébration de la FOI. Que Dieu vous bénisse et vous en récompense !
A vous père directeur du Centre de Formation des Catéchistes et de Spiritualité Bx Isidore BAKANJA, vous membres de la commission s. Matthieu et équipe des formateurs, merci pour les services rendus à Dieu et à l’Eglise. Dans la logique de Dieu, plus vous donnez plus vous grandissez et plus vous recevez. En effet Jésus enseigne : « Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » (Lc 6, 8).
En cette 13e JDC vous avez réfléchi sur le thème : « L’expérience de l’église communion au diocèse de Kara à la lumière du synode sur la synodalité : la participation du catéchiste ?». Le choix de ce thème est une invitation à prendre votre part dans l’édification de l’Eglise communion au diocèse de Kara. En ce sens, que chaque catéchiste prenne à cœur ce qui est dit dans le document : « Eglise au diocèse de Kara, deviens ce que tu es par vocation : Eglise communion ». Spécialement que chaque catéchiste médite le numéro 68 de ce document qui parle du profil du catéchiste. Essayons, chers catéchistes, de nous mouler dans ces traits que l’on attend du catéchiste et particulièrement ceci « être éducateur de la foi et dans la foi ».
Avec Jésus, il est question de fidélité non pas pour un temps mais pour toute la vie, non pas pour quelques années mais pour toutes les années de mon existence ici-bas. Pour cela, il faut s’efforcer d’être nous-mêmes des hommes et des femmes de foi, foi solide, droite et vraie qui met au centre le Christ. C’est vrai, suivre le Christ n’est pas facile, c’ est difficile. C’est vrai aussi que dans notre vie nous avons beaucoup de difficultés, parfois nous ne sommes pas compris. Comme catéchistes, il peut arriver qu’il y aient des incompréhension avec nos fidèles, ceux au service de qui nous sommes, voire même avec nos prêtres ou encore l’Evêque. Si cela peut arriver cela ne peut et ne doit pas nous décourager car nous sommes des hommes en chair et en os, faibles et fragiles pécheurs et alors capables de fautes et de chutes. Mais ce qui nous réunit, ce pour quoi nous nous sommes donnés est et doit être plus fort que tout le reste : JESUS ET SON EVANGILE. « En effet, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16). Confiance et courage à nous tous, chers amis.
« Félicitations à vous, chers amis, qui recevez votre attestation de fin de formation. C’est au cœur de l’expérience du service d’éducateur de la foi, que le catéchiste est reconnu comme tel. Que Dieu bénisse vous-mêmes et votre service. Que votre témoignage attire beaucoup d’autres personnes à vous emboîter le pas »[1]. Que vos sacrifices et sueurs au service de la Parole soit l’eau vive qui fasse lever des chrétiens bien éduqués, engagés aussi bien comme fils et filles de l’Eglise que comme citoyens patriotes.
« En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples : ‘’Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes.’’ Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole. »
Bien-aimés dans le Seigneur,
Les disciples ne comprennent pas l’enseignement de Jésus. Ce n’est pas la première fois que cela est mentionné dans l’Evangile. Jésus a pris sur lui d’expliquer en particulier aux apôtres les paraboles qu’il adressait aux autres. Malgré cela après la résurrection ils n’avaient encore rien compris. Ils se dispersèrent chacun retrouvant à son travail notamment la pêche. Mais nous savons qu’avec la pentecôte, la descente du Saint Esprit les apôtres ont reçu une force d’en-haut. C’est alors qu’éclairés et encouragés ils ont tout donné au service de Jésus et de l’Evangile.
Evêque prêtres, consacrés, catéchistes, nous sommes disciples du Christ. L’expérience des apôtres nous invitent à l’humilité pour reconnaître que, quel que soit notre intelligence la PAROLE de Dieu nous dépasse. Devant Dieu qui parle, il faut se faire petit, lui demander de nous éclairer Lui-même, de nous faire comprendre ce qu’il faut pour notre propre vie spirituelle et ce qu’il faut pour notre ministère d’enseignement. C’est dans la prière, le cœur à cœur avec Dieu que la PAROLE de Dieu devient vie et nourriture pour les serviteurs de la parole que nous sommes. Ne peut enseigner vraiment, réellement la parole de Dieu autres que celui qui sait se mettre à genoux, à genoux pour écouter, à genoux pour accueillir, digérer. Il en a toujours été ainsi pour ceux qui sont chargés d’enseigner les autres. Ainsi par exemple le prophète Ezéchiel : « Le Seigneur me dit : ‘’Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël.’’ J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau et il me dit : ‘’Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne.’’ Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel. Il me dit alors : ‘’Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles. » (Ez 3, 1–4). L’auteur de l’apocalypse fais la même expérience : « Et la voix que j’avais entendue, venant du ciel, me parla de nouveau et me dit : ‘’Va prendre le livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre.’’ Je m’avançai vers l’ange pour lui demander de me donner le petit livre. Il me dit : ‘’Prends, et dévore-le ; il remplira tes entrailles d’amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme le miel.’’ Je pris le petit livre de la main de l’ange, et je le dévorai. Dans ma bouche il était doux comme le miel, mais, quand je l’eus mangé, il remplit mes entrailles d’amertume. Alors on me dit : ‘’Il te faut de nouveau prophétiser sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois.’’ » (Ap 10, 8–11).
Seigneur donne-leur le repos éternel et que brille à leurs yeux la lumière sans déclin. Qu’ils reposent en paix. Amen.
Et que Dieu tout-puissant vous bénisse le Père et le Fils et le Saint Esprit. Amen.
Ensemble pour le Christ ensemble pour notre diocèse.
+ Jacques Danka LONGA
Evêque de Kara
[1] Mgr Jacques Danka LONGA, homélie JDC 27 septembre 2026 en l’église paroissiale Christ-Sauveur, Kara-Tomdè.
