Fête de la chaire de Saint Pierre Apôtre : Homélie prononcée à la messe de dédicace du FSSPA à Mgr Ignace B. SAMBAR-TALKENA


Père recteur, Pères formateurs et vous chers aspirants-séminaristes
Merci de nous accueillir dans votre maison, maison de formation.
Merci de nous accueillir dans votre maison, maison de formation. Et puisque Dieu qui pouvait créer le monde en un seul moment a voulu le faire en six jours, il devient important de prendre conscience que nous vivons dans le temps. Ainsi, en ce jour, 1er dimanche de carême nous sommes au 22 février 2026. C’est votre fête patronale. Bonne fête à vous pères formateurs et aspirants-séminaristes. 22 février fête c’est la fête de la Chaire de S. Pierre. Le mot chaire renvoie à l’enseignement, à ce que l’on appelle, dans l’Eglise, le Magistère.
Père recteur du séminaire philosophique Benoît XVI et formateurs de ce séminaire,
Mère Léocadie-Aurélie BILLY, supérieure générale des sœurs PSP,
Chers aînés dans le sacerdoce ministériel
Pères concélébrants, frères et sœurs consacrés,
Nous nous rappelons qu’un jour, parlant des docteurs de la loi et de ceux qui sont chargés d’enseigner Jésus a dit : « Ils enseignent dans la chaire de Moïse. Ecouter et faites ce qu’ils vous disent. Mais ne faites ce qu’ils font car ils disent et ne font pas » (Mt 23, 2–3). La chaire indique ici le dépôt de la foi, dépôt que le successeur de Pierre, les Evêques du monde entier en communion avec lui, est chargé de garder et de transmettre fidèlement.
Pères formateurs, et vous tous qui êtes dans nos différentes maisons de formation, chers aspirants séminaristes, étant donné que le fils renvoie au père, voyez quelle est votre responsabilité et votre mission.
Le successeur de S. Pierre, les Evêques du monde entier en communion avec lui, doit garder et transmettre fidèlement le dépôt de la foi. De cela il ressort que nous devons tous :
- Vivre fidèlement la foi
- Creuser dans la prière et la contemplation le magistère de l’Eglise cherchant à comprendre
- Parler et raisonner selon le magistère. Ainsi quand nous parlons de l’Eglise que disons-nous et comment le disons-nous ? Il faut cultiver le sens de l’Eglise l’amour de l’Eglise. Car, l’Eglise c’est le corps du Christ. On ne peut aimer la tête sans aimer le corps.
Ceux qui sont formés ici et dans toutes nos maisons de formation doivent l’être à la mesure de l’orthodoxie de la foi. La foi se transmet tel qu’on la reçue. Parlant de l’eucharistie par exemple S. Paul écrit « J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : ‘’Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. ‘’» (1 Co 11, 23–24) Plus loin dans le même lettre nous lisons, pour ce qui est du mystère de la mort et de la résurrection de Jésus « Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze » (1 Co 15, 1–5).
La fidélité au Magistère de l’Eglise n’est possible que grâce à une vie spirituelle équilibrée, vécue selon ce que, justement, le Magistère propose, à savoir : La vertu et la vie vertueuse, la pratique sacramentelle et la prière.
La culture de la vertu est question d’effort soutenu, effort de chaque jour. Il me semble que nous faisons très peu attention à cette dimension de notre vie de foi. Il faut la vertu, entre autres : l’honnêteté, la bonté du cœur, l’attention à l’autre le respect de l’autre en sa présence et lorsqu’il n’est pas là, le don de soi et l’oubli de soi.
Outre la vie vertueuse, il faut s’appliquer à vivre l’eucharistie quotidienne, la liturgie des heures, la prière et particulièrement la prière du chapelet. Le chapelet doit être vécu en termes amour filial envers la Vierge Marie. A ce sujet il faut rappeler que la Vierge Marie est au cœur de la foi catholique. Elle n’est pas un à‑côté. Dans le credo nous disons : « Par l’Esprit Saint il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme » Ainsi, le corps de Jésus vient de Marie. On ne peut aller à Marie sans être renvoyé à Jésus et on ne peut convenablement aller à Jésus sans rencontrer Marie.
Pères formateurs,
Au nom des aspirants séminaristes d’aujourd’hui, d’hier et de demain, au nom des parents de ces jeunes et au nom des paroisses d’où ils viennent et au nom de leur curé, je vous dis MERCI pour le don de vos personnes au service des vocations sacerdotales. En accompagnant les jeunes, en aidant les jeunes à découvrir et à répondre convenablement à leur vocation, puissiez-vous grandir davantage dans votre propre cheminement vocationnel de conversion et de sainteté. Car le Magistère nous enseigne que le lieu de conversion et sanctification du prêtre c’est son ministère.
Chers amis en quête de votre vocation,
Vivez simplement ce qui vous est proposé ici, vivez-le intensément, totalement, sincèrement et la lumière se fera, progressivement et sûrement quant à ce que Dieu veut faire en vous et de vous et avec vous. Ce qui est certain, Dieu veut faire en vous, avec vous de grandes choses. Il veut faire de vous des personnes dignes de son amour aujourd’hui, demain et toujours, dans l’éternité. Ne négligez rien, absolument rien. Visez la formation intégrale : spirituelle, intellectuelle, humaine, pastorale.
L’occasion de cette visite c’est le centenaire de l’arrivée des premiers missionnaires SMA. De cette maison sont sortis des missionnaires SMA. Cela est motif de joie et de gratitude au Seigneur. Mgr Ignace SAMBAR-TALKENA a non seulement vécu, pendant de longues années dans cette maison mais aussi et surtout il a été au service des vocations sacerdotales pendant presque toute sa vie. Nous disons merci au Seigneur pour son témoignage, sa paternité manifestée envers les jeunes, leur apportant ainsi encouragement et lumière dans leur cheminement.
En inscrivant son nom au fronton de cette maison nous lui rendons hommage mais aussi nous voulons que sa mémoire reste à jamais vivante dans nos cœurs.
Prions pour le repos de son âme. Prions pour le repos de l’âme de Mgr Ernest ASSI qui fut le premier Evêque de notre diocèse.
Seigneur donne-leur le repos éternel et que brille à leurs yeux la lumière sans déclin. Qu’ils reposent en paix.
Et que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père et le Fils et le Saint Esprit. Amen
Ensemble pour le Christ. Ensemble pour notre diocèse.
+Jacques Danka LONGA
Evêque de Kara.
