Homélie de la Saint Sylvestre, veille du jour de l’an (2026) de Mgr Jacques Danka LONGA
Bien- aimés dans le Seigneur,
Nous voici au 31 décembre 2025, en train d’offrir les dernières, nos dernières heures de l’année 2025 au Seigneur, expression de notre ferme conviction de foi. Et quelle est cette conviction de foi ? Je crois, j’espère que notre présence ici est l’expression de notre conviction que, sans Dieu, sans le Seigneur, nous ne sommes et pouvons rien faire qui nous construise et édifie les autres, notre Eglise, notre société et le monde. Que notre prière se fasse donc fervente, se muant en action de grâce et louange à Dieu pour devenir offrande de nous-mêmes, de l’année 2025 qui passe et celle de 2026 qui frappe à nos portes sollicitant notre généreuse attention. Tous ici nous sommes expression de l’humanité entière car nous sommes porteurs de cette humanité qui se cherche, qui se bat, qui veut réussir, aller loin, loin dans la recherche du meilleur pour son épanouissement. Merci donc de porter toute l’humanité dans notre prière et dans notre cœur. Dans la communion des saints, nous sommes tous solidaires, tous unis les uns aux autres. TOUT EST LIE, écrit le pape François, de vénérée mémoire dans Laudato Si. Tous nous sommes porteurs du désir de bien, du beau, du vrai. Chacun de nous est bien conscient que seul il n’est et ne peut rien. Chacun a besoin de quelqu’un, de l’autre pour être lui-même, pour avancer. L’enfant a besoin de sa mère mais la mère aussi a besoin de son enfant pour se sentir mère ; elle a besoin du sourire de son enfant pour dissiper ses propres craintes et peurs. L’Evêque ne peut rien faire sans les prêtres, les consacrés, le peuple de Dieu. Le kpaadjélm, le subalterne ne peut rien sans les autres.
Nous tous qui avons quelques responsabilités, celle de servir les autres, nos frères et sœurs, nous faisons bien de participer à cette messe. Que chacun de nous confie à Dieu ses charges, ses responsabilités. En lui demandant de l’aider à les bien accomplir. Que le Seigneur bénisse, vos familles, vous-mêmes, vos personnes, ceux et celles au service desquels vous êtes.
Chers prêtres, chers consacrés merci pour le don de vous-mêmes au services de vos frères et sœurs, malades ou personnes bien portantes, jeunes ou personnes âgées, riches ou pauvres. Dans l’évangile selon S. Mathieu Jésus a dit : « tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères c’est à moi que vous m’avez fait ». Merci chers consacrés, prêtres et catéchistes engagés dans l’annonce de la bonne nouvelle du salut. En servant l’Evangile aux hommes vous leur donnez l’occasion d’accueillir Dieu. Dieu qui seul comble, peut et veut combler le cœur de l’homme. Dans l’honneur ou le déshonneur, dans la gloire ou le mépris et l’humiliation ne vous fatiguer pas de porter haut le nom de Jésus Sauveur dans toutes les sphères de la vie et de l’existence humaine.
Chers jeunes,
Vous êtes pleins d’envie de bien faire, envie de réussir votre vie. En vous regardant et en vous écoutant, les plus âgés, se souviennent de cet âge d’heureuse insouciance et cela réveille en eux l’adolescent qui y sommeille tout en les rappelant leurs responsabilités vis-à-vis de vous. Soyez persévérants et appliqués. La persévérance dans le travail et le bien finie souvent par payer.
Nous tous, croyants, hommes et femmes qui connaissons et adorons Dieu. Apportons au monde la SAVEUR dont il a besoin : la lumière de Dieu, sa présence encourageante, paternelle, rédemptrice. Jésus qui vient à Noël a dit à ses disciples : « vous êtes la lumière du monde. Vous êtes le sel de la terre ». Merci donc frères et sœurs des autres confessions religieuses, pour la part que chacun prend selon la place qui est la sienne pour le bien de tous. Que Dieu donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir.
Au début d’une nouvelle année tous les espoirs sont permis. Chacun espère le meilleur au cours de l’année nouvelle. C’est ce que nous extériorisons dans des expressions désormais consacrées telles : BONNE ANNEE, HEUREUSE ANNEE. Pour nous catholiques trois (3) mots devraient traduire trois (3) attitudes intérieures à savoir : MERCI, PARDON, OFFRANDE.
Merci Seigneur pour l’année qui s’achève
Pardon pour tout le mal que j’ai fait
Reçois l’offrande que je te fais de l’année qui commence. Que ta volonté soit faite.
Jacques peut-être que tu te poses la question suivante : que sera donc l’année 2026 ? Eh ! bien l’année 2026 sera un don merveilleux de Dieu à condition que tu saches et acceptes écouter Dieu. Car Dieu parle. Il parle toujours et de plusieurs manières.
Seigneur donne-leur le repos éternel et que brille à leurs yeux la lumière sans déclin. Qu’ils reposent en paix. Amen. Et que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père et le Fils et le Saint Esprit. Amen..
Ensemble pour le Christ. Ensemble pour notre diocèse.
+ Jacques Danka LONGA
Évêque de Kara.
