Une nouvelle effusion de l’Esprit à Saint Éloi de Bitchabé : 12 jeunes reçoivent le sacrement de confirmation

Révérends Pères, Chers confirmands, Chers frères et sœurs,
Permettez-moi, tout d’abord de saluer le curé, le vicaire, les différents conseils, les catéchistes et chacun de vous en particulier. Au nom de notre Père Evêque qui m’a envoyé et au nom de qui je suis parmi vous ici, je tiens à vous remercier, pour la part que prenez dans le travail d’évangélisation de cette localité, dans l’esprit de diocèse, à savoir : « chacun reçoit le don de manifester l’esprit en vue du bien de tous ». Continuez à mettre chacun son talent au service de la paroisse, du diocèse et de l’Eglise universelle.
Chers confirmands, je vous félicite pour votre persévérance, votre endurance et votre effort continuel pour suivre régulièrement la catéchèse, dans le but de vous instruire et d’apprendre la doctrine de l’Eglise.
Chers frères et sœurs, nous sommes au 3ème dimanche de Pâques, que je peux appeler, dimanche des disciples d’Emmaüs. Cette histoire des disciples d’Emmaüs nous interpelle et nous interroge sur trois choses :
- Le sujet de nos discussions, de nos causeries
Les disciples d’Emmaüs marchaient en parlant de la passion de Jésus : et « tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha et il marchait avec eux ». Jésus s’approche d’eux parce qu’ils parlaient de lui. Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. Jésus serait permanemment avec nous si dans nos rassemblements et nos rencontres, nos sujets de débat portait sur lui et sa parole. Mais hélas ! Souvent c’est pour parler de nos maris, de nos femmes, de nos pasteurs, de nos supérieurs, de nos collègues…
- Notre intérêt ou notre engagement pour le Christ.
« À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu ».
D’abord les femmes sont venues parler, certains disciples sont allés aussi ; des anges envoient leur dire d’aller en Galilée, mais les disciples, eux, ne vont ni à la tombe pour voir ce qui se passe, ni en Galilée comme le recommande le Ressuscité. Ils prennent leur chemin à eux, ils partent pour Emmaüs. Ils semblent indifférents à tout ce qui se passe. Ce qui les intéresse, c’est leur projet, leur programme à eux. Tout comme certains d’entre nous parfois : le dimanche, pendant qu’on sonne les cloches, pendant que d’autres s’empressent pour la messe, nous partons au marché, ou au champ, ou aux funérailles. Voilà pourquoi, avant d’être rejoint par Jésus, ils étaient tout triste.
- Jésus ne nous force pas
« Quand ils approchèrent du village, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir ». Pourquoi Jésus fait semblant de partir ? Il ne veut pas s’inviter lui-même. Il ne veut pas s’imposer à ceux qui n’ont pas cherché à aller voir le tombeau vide. Jésus veut que les disciples prennent eux-mêmes l’initiative de l’inviter. « Je suis à la porte et je frappe. Si quelqu’un m’ouvre, j’entre chez lui » (Ap 3, 20). Es-tu prêt à ouvrir ton cœur à Jésus ? Es-tu capable de retenir Jésus chez toi ? Peux-tu l’inviter chez toi. Peut-être tu te demandes comment l’inviter ? Par la prière, par la vie vertueuse, en lui apprêtant un petit coin dans ta maison ou chambre. Regarder les païens et les féticheurs ; parfois ils ont des chambres entières, totalement réservées aux fétiches, aux idoles et amulettes. Mais nous les chrétiens, on peut même avoir des villas entières avec dépendances, des maisons à étages mais on n’a même pas un coin pour la prière, on n’a même pas d’oratoire (parfois même dans les presbytères).
Chers frères et sœurs, au moins de temps en temps, parlons de Dieu dans nos rencontres ; ne soyons pas indifférents à ce qui se passe dans notre paroisse, notre diocèse ou dans l’Eglise universelle ; enfin, invitons Dieu dans nos maisons en lui offrant un temps et un lieu de prière.
R.P. KAGNOUDA Aristide
Vicaire Général



